Le président hongrois, Tamas Sulyok, au parlement à Budapest, le 9 mai 2026. BERNADETT SZABO/REUTERS

Se disant dépourvu de « moyens constitutionnels » pour s’y opposer, le président hongrois Tamas Sulyok, un allié de l’ex-premier ministre nationaliste Viktor Orban, a annoncé, samedi 18 juillet, qu’il signerait la réforme constitutionnelle récemment votée par le Parlement, qui acte la fin de son mandat.

Les députés hongrois ont adopté l’amendement constitutionnel lundi, dans le cadre d’une initiative de l’actuel premier ministre conservateur et pro-européen Péter Magyar, visant à desserrer l’emprise de Viktor Orban – évincé du pouvoir – et ses alliés sur le pays.

Dans une vidéo publiée sur Facebook, M. Sulyok a affirmé ne pas disposer « de moyens constitutionnels pour [s]’opposer à cet amendement qui, bien que violant les principes constitutionnels, a été adopté par l’Assemblée nationale ». « Je remplis mon obligation en vertu de la loi fondamentale en conscience, après avoir évalué mes options juridiques », a-t-il ajouté.

Péter Magyar, qui a remporté une victoire écrasante en avril en promettant un « changement de régime » après seize années de règne de Viktor Orban, accuse l’impopulaire président et d’autres hauts responsables de l’Etat d’être des « marionnettes » de M. Orban.