Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement International International International Inde Inde Inde L’activiste avait rejoint le mouvement des « cafards », la protestation des étudiants pour exiger la démission du ministre de l’éducation. Samedi 18 juillet, après vingt et un jours de grève de la faim, il a été placé de force dans un hôpital de Delhi. Article réservé aux abonnés L’homme avait agrégé autour de lui un mouvement de soutien qui prenait de plus en plus d’ampleur. En vingt et un jours, il s’est imposé comme « la conscience de la nation », selon la presse indienne qui le compare au Mahatma Gandhi, le père du pays. Sonam Wangchuk, activiste engagé dans l’éducation et l’environnement, en grève de la faim illimitée par solidarité avec des étudiants, a été arrêté par la police samedi 18 juillet, et emmené de force à l’hôpital où il recevra des « soins médicaux indispensables ». Certains de ses partisans redoutent qu’il soit nourri contre sa volonté. Sa femme, présente à l’hôpital, mais sans pouvoir visiter son mari, a déclaré que rien ne doit lui être administré par voie orale ou intraveineuse sans son consentement, celui de sa famille et de ses médecins. Le gouvernement de Narendra Modi, qui a superbement ignoré toutes les demandes de rencontre avec les étudiants, a sans doute voulu couper court à cette protestation de plus en plus populaire. « Son jeûne est devenu le centre politique de la conscience des citoyens qui croient encore à l’idée du bien », écrit Manash Firaq Bhattacharjee, écrivain et chercheur en sciences politiques, dans le magazine Frontline, qui consacre une partie de son dernier numéro au citoyen engagé. Il vous reste 81.21% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.