Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement International International International Hongkong Hongkong Hongkong Cinq libraires du territoire contrôlé par la Chine ont été arrêtés le 15 juillet pour avoir publié des ouvrages « séditieux ». Un message envoyé au secteur par les autorités, qui n’ont jamais publié de liste de livres interdits, et une manière de faire régner la peur. Article réservé aux abonnés Deux librairies indépendantes de Hongkong, Have a Nice Stay et Greenfield, ont à leur tour été perquisitionnées, mercredi 15 juillet, quelques semaines et quelques mois après des opérations semblables de la police politique dans d’autres librairies, Hunter, en juin, et Book Punch, en mars. Cinq personnes, trois femmes âgées de 30 à 59 ans et deux hommes de 37 et 57 ans, selon les descriptions données par la police, ont été arrêtés. « L’enquête policière a révélé que les cinq personnes arrêtées auraient exposé dans leurs magasins des articles séditieux et vendu des publications séditieuses, dont certaines contenaient des propos incitant à la haine contre le gouvernement de Hongkong, le pouvoir judiciaire et les forces de l’ordre », a déclaré le porte-parole de la police. La loi sur la sécurité nationale (NSL), imposée par Pékin en juin 2020 à la suite des manifestations prodémocratie de grande ampleur qui ont secoué la région administrative spéciale l’année précédente, a entraîné la création d’un département de sécurité nationale au sein de la police, une unité de police politique en somme. Le crime de sédition a quant à lui été inclus dans « l’article 23 », un texte de loi promulgué en 2024, pour compléter la NSL. Il est passible d’une peine allant jusqu’à sept années de prison. Il vous reste 77.74% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.