Comme une mise au clair. Plus que se projeter sur la rencontre pour la troisième place contre l'Angleterre à Miami, la dernière conférence de presse d'avant-match de Didier Deschamps à la tête de l'équipe de France aura essentiellement servi au sélectionneur à justifier ses choix, vendredi 17 juillet, trois jours après l'élimination en demi-finales contre l'Espagne à la Coupe du monde (0-2).
Ciblé par les suiveurs pour son impuissance sur la touche lors de la leçon de la Roja, le Basque de 57 ans a pris le temps d'énumérer chacune de ses décisions, en particulier la sortie à la mi-temps d'Adrien Rabiot, pourtant l'un des meilleurs sur le pré, mais averti d'un carton jaune dès les premières minutes de jeu.
"J'ai fait des choix. Adrien vient me voir à la pause fraîcheur et me dit : 'Coach, je ne peux plus jouer normalement, plus faire mon jeu'. Quand vous êtes milieu, le jeu est à 360 degrés. Je lui ai dit de gérer et d'éviter de laisser traîner le pied, car ce n'est pas passé loin [d'une exclusion pour deuxième jaune]", a-t-il expliqué, rappelant qu'il connaissait bien cette situation en raison de sa carrière de joueur passée à ce poste.
"Je les ai faits, ces matchs-là, et j'étais l'ombre de moi-même. À la pause, cela ne compte pas dans les fenêtres de changement. J'aurais pu faire différemment, mais je ne me pose pas ces questions. J'ai choisi avec les éléments que j'avais et mon vécu", a-t-il ajouté, sachant qu'une session de remplacement était déjà passée en raison de la sortie sur blessure de William Saliba à la demi-heure de jeu.












