Paysage brûlé de la réserve biologique intégrale de la Haute-Borne, avec son sol sablonneux et ses rochers en grès. Avant l’incendie, plusieurs essences d’arbres étaient présentes – pin, hêtre, bouleau, chêne… –, et la forêt accueillait une flore riche, favorisant une grande biodiversité. Le 16 juillet 2026, à Fontainebleau (Seine-et-Marne). ANNE-CHARLOTTE COMPAN/HANS LUCAS POUR « LE MONDE »

Deux ouvriers d’une société de travaux ont été mis en examen et placés sous contrôle judiciaire mais laissés libres, jeudi 16 juillet, pour « destruction involontaire par incendie (…) par manquement à une obligation de sécurité ou de prudence », a annoncé la procureure de Fontainebleau, Diane Ngomsik, à l’Agence France-Presse, vendredi 17 juillet. Le gérant de la société a, lui, été placé sous le statut de témoin assisté, a ajouté la magistrate.

Ce sont des travaux de réparation d’une glissière de l’autoroute et l’étincelle d’une disqueuse qui auraient mis le feu à la végétation puis à la forêt jouxtant l’A6, a expliqué Mme Ngomsik. L’incendie s’était rapidement propagé du bord de l’A6 à la forêt.

Au total, les incendies ont ravagé près de 2 200 hectares de cette forêt renommée. Si le feu est « fixé » depuis mardi soir, il n’est pas éteint, et les sapeurs pompiers, qui sont encore entre 850 et 1 000, se concentrent sur « les réactivations de points chauds, notamment en lisière des maisons », a déclaré le colonel Olivier Compta, commandant des opérations de secours à Noisy-sur-Ecole (Seine-et-Marne) dans un message à la presse. Ces « réactivations » sont « essentiellement liées au vent, qui s’est levé depuis 15 heures », a-t-il précisé.