Après avoir remporté leur demi-finale de Coupe du monde contre l’Angleterre (2-1), plusieurs joueurs argentins ont brandi une banderole ce mercredi soir. Celle-ci revendiquait la souveraineté de leur pays sur les Malouines, archipel qui fut le théâtre d’une guerre avec le Royaume-Uni en 1982.Et cette banderole ― sur laquelle était écrit « Les Malouines sont argentines » ― pourrait coûter cher au joueur de l’Albiceleste. En effet, l’Ifab, l’organisme en charge des règles du football, interdit notamment dans sa loi 4 d’afficher un message « à caractère politique » sur « tout type d’équipement (y compris les vêtements) susceptible d’être porté par les joueurs, les remplaçants et les joueurs remplacés ».Reste à savoir si la banderole peut être considérée comme un « équipement ». La loi 4 de l’Ifab se rapporte aussi à la loi 12, selon laquelle les « propos blessants, injurieux et/ou grossiers » sont prohibés, tout comme « agir de façon provocatrice, moqueuse ou offensante ».L’Ifab poursuit en indiquant que déterminer le caractère « politique » des propos est « ambigu » mais que, quoi qu’il en soit, « les slogans, déclarations ou images » en lien avec « tout acte ou événement politique spécifique » sont interdits sur l’équipement.À voir aussiUne infraction qui expose à une sanction de « l’organisateur de la compétition », « la fédération nationale » ou « la Fifa ». Et un précédent pourrait inquiéter l’Argentine.Rodri et Morata suspendusAprès leur victoire en finale de l’Euro 2024, les Espagnols Rodri et Álvaro Morata avaient en effet été sanctionnés pour avoir chanté « Gibraltar est espagnol ». Les deux joueurs avaient écopé d’un match de suspension de la part de l’UEFA, organisatrice de la compétition.La Fédération de football de Gibraltar (territoire britannique d’outre-mer situé à la pointe de l’Espagne) avait déposé une plainte officielle auprès de l’UEFA après les faits. Ce qui avait déclenché l’ouverture de l’enquête. Rodri et Morata avaient donc été privés d’un match de Ligue des nations contre la Serbie, en septembre 2024.Si la Fifa décidait de sanctionner sur la même base l’Argentine pour sa banderole sur les Malouines, cela aurait de toutes autres conséquences. Parce que le prochain mach des nombreux joueurs concernés ― ils sont nombreux à s’être affichés avec la banderole, dont Giovani Lo Celso et Cristian Romero ― est la finale de la Coupe du monde 2026, prévue ce dimanche contre l’Espagne (21 heures).