L’usine de British Steel à Scunthorpe, dans le nord du Lincolnshire, dans le nord-est de l’Angleterre, le 22 février 2023. LINDSEY PARNABY / AFP

Le gouvernement britannique a annoncé, jeudi 16 juillet, la nationalisation du sidérurgiste British Steel, auparavant propriété du groupe chinois Jingye, dont le gouvernement avait déjà pris le contrôle en avril 2025 pour éviter la fermeture de deux hauts fourneaux. « La décision prise aujourd’hui garantit l’avenir de la production d’acier au Royaume-Uni, protège des emplois qualifiés et préserve une capacité nationale vitale », a justifié le premier ministre démissionnaire, Keir Starmer, cité dans un communiqué.

Cette nationalisation était attendue après l’adoption par le Parlement d’une loi spéciale, qui a reçu mercredi l’assentiment royal, une formalité. Elle ramène British Steel dans le giron de l’État britannique après sa privatisation en 1988. Cette entreprise « fait partie du tissu de notre nation et constitue une pierre angulaire de la puissance industrielle de la Grande-Bretagne », a souligné M. Starmer, qui doit être remplacé lundi à Downing Street par Andy Burnham, ancien maire travailliste du Grand Manchester.

Le gouvernement ajoute qu’une « nouvelle équipe dirigeante a été nommée pour se concentrer sur la stabilisation de l’activité » et faire de British Steel une « entreprise commercialement viable et à faible empreinte carbone ».