La "grinta" peut se traduire comme une énergie intense, une détermination inébranlable dans la poursuite d'un objectif. Une expression souvent employée pour décrire la niaque des joueurs sud-américains, bien que le mot, lui, soit issu de l'italien. Mais les clichés ont parfois la peau dure, car cette équipe d'Argentine incarne à merveille cet état d'esprit combatif.
Encore invaincue, l'Albiceleste a réalisé un sacré tour de force, en tordant le cou à l'Angleterre mercredi 15 juillet (1-2), pour s'offrir une deuxième finale de Coupe du monde consécutive. D'ailleurs, à la fin de cette partie qui a longtemps ressemblé à un combat de MMA, sur fond de conflit historique entre les deux pays, ce sont eux qui ont sorti une banderole sur laquelle on pouvait lire : "Les Malouines sont Argentins".
Car c'est quand on les croit morts, qu'ils sont les plus dangereux dans ce Mondial. Alors que l'Angleterre avait fait le plus dur en ouvrant la marque par Anthony Gordon (1-0, 55e) dans la furia d'Atlanta, Enzo Fernandez (1-1, 85e) et Lautaro Martinez (1-2, 90e+2) ont surgi des abysses pour ramener à hauteur la sélection aux trois étoiles sur le maillot.
"Cette équipe continue de montrer de quel bois elle est faite", s'est réjouie le buteur de l'Inter Milan. "Ils [les Anglais] se sont fatigués. Ils ont pressé pendant 60 minutes et ils ont arrêté quand ils ont marqué", a-t-il analysé. "Ils ont reculé et ça nous a donné de la tranquillité pour avoir le ballon, le terrain s'est agrandi."














