Des manifestants réclamant une meilleure action de la justice contre les violences faites aux mineurs, suite au décès de Lyhanna, à Auch (Gers), le 8 juin 2026. VALENTINE CHAPUIS/AFP

Près d’un millier de dossiers de pédocriminalité ont été identifiés comme « prioritaires », c’est-à-dire lorsque les auteurs sont identifiés, présentent des antécédents judiciaires et que les victimes sont toujours mineures, a annoncé, mercredi 15 juillet, le ministre de la justice, Gérald Darmanin, qui avait demandé à tous les parquets de revoir l’ensemble des plaintes déposées dans le sillage de la mort de Lyhanna.

Quelque 1 350 informations judiciaires ont été ouvertes depuis le 8 juin, soit environ quatre fois plus que l’année dernière sur la même période, a ajouté le garde des sceaux lors des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale.

Quelque 675 personnes ont été incarcérées depuis le 8 juin, alors qu’au total, 69 626 dossiers ont été revus sur l’ensemble du territoire, et 85 047 plaintes ont été recensées par les procureurs. « Sur ces procédures revues, 61,5 % relèvent de faits délictuels, et 38,5 % de faits criminels. 83,5 % des individus mis en cause sont identifiés, 16,5 % ne le sont pas », a également détaillé la chancellerie dans un communiqué.