Le gouverneur de la Banque de France, Emmanuel Moulin, à Sintra, au Portugal, le 30 juin 2026. PEDRO ROCHA / REUTERS
La Banque de France a proposé, mercredi 15 juillet, de relever le taux du Livret A, produit d’épargne le plus populaire du pays, de 1,5 % à 1,7 %, une conséquence du rebond de l’inflation liée au conflit au Moyen-Orient, tout en laissant le taux du Livret d’épargne populaire (LEP) à 2,5 %. La proposition doit être avalisée dans la journée par Bercy, en vue d’une entrée en vigueur des taux actualisés le 1er août. Le ministre de l’économie, Roland Lescure, doit s’exprimer sur TF1 à 13 heures.
Le nouveau taux du Livret A proposé « est en légère hausse par rapport au taux actuel de 1,5 % fixé en janvier dernier, et reste au-dessus du niveau de l’inflation moyen observé sur les six derniers mois », a précisé la banque centrale dans un communiqué.
Le calcul du taux, valable aussi pour le Livret de développement durable et solidaire (LDDS), dépend pour partie de l’évolution des prix en France et pour une autre partie de la politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE).
Attendue par les prévisionnistes entre 1,7 % et 1,8 %, la remontée du taux est la conséquence logique de la poussée de l’inflation au printemps, qui a culminé à 2,4 % sur un an au mois de mai, selon l’Insee, sous l’effet de la guerre au Moyen-Orient.








