Il a tué une surveillante de son collège en Haute-Marne, pour un motif apparemment futile, à l'âge de 14 ans : plus d'un an après, le procès de cet adolescent s'ouvre mercredi 15 juillet à Chaumont et s'annonce très scruté, bien qu'à huis clos. Ce meurtre avait provoqué une onde de choc dans les milieux éducatif et politique en France, s'inscrivant dans une série d'agressions au couteau dans des établissements scolaires.
Au matin du mardi 10 juin 2025 à Nogent, bourg haut-marnais habituellement paisible de 3.500 habitants, Mélanie, assistante d'éducation de 31 ans, est frappée à sept reprises avec un long couteau de cuisine à l'entrée du collège Françoise-Dolto. Elle décède sur place de ses blessures.
Les faits se déroulent devant de nombreux témoins, lors d'un contrôle inopiné des sacs des élèves par des gendarmes devant le collège, précisément destiné à détecter d'éventuelles armes blanches. Quentin G., élève de troisième dans l'établissement, est aussitôt maîtrisé par un gendarme, non sans blesser ce dernier à la main au moment de son interpellation.
"N'importe laquelle"Ses déclarations en garde à vue sont troublantes. Il a dit aux enquêteurs qu'il n'avait pas de "grief particulier" envers Mélanie, mais qu'il voulait s'en prendre à une surveillante, "n'importe laquelle".









