Temps de Lecture 5 min.
Article réservé aux abonnés
ReportageAu total, 2 050 hectares de végétation ont été parcourus par le feu, soit 10 % du joyau qu’est cette forêt domaniale. Les pompiers de la région méditerranéenne partagent leur savoir-faire avec ceux d’Ile-de-France, auparavant guère confrontés à des incendies aussi massifs. L’intervention de Canadair aussi au nord est également une première.
Ecroulés de fatigue, ils dorment à l’ombre, au bord de la départementale 63. Un petit somme entre deux missions, mardi 14 juillet au matin, pour un groupe de militaires de la sécurité civile, installé non loin du Vaudoué, un des villages de Seine-et-Marne autour duquel le feu tourne depuis dimanche. Pendant ce temps, leur chef, le sergent Franck (qui comme tous les militaires cités requiert l’anonymat) rend compte au poste de commandement (PC) des pompiers des « 2,8 kilomètres de pare-feu réalisés durant la nuit, au bulldozer, pour protéger des maisons », avant de discuter de la mission suivante. Dimanche soir, avec dix hommes et deux bulldozers, le gradé est parti du Vaucluse, où ils sont basés pour l’été, pour prêter main-forte dans la lutte contre l’incendie de Fontainebleau.
« On trace des chemins, on en élargit d’autres pour permettre aux pompiers d’entrer dans la forêt, en plus de participer à la protection des biens », expose-t-il. Cet été, il a déjà été mobilisé sur les feux de Lançon, dans les Bouches-du-Rhône, et deux fois à Die, dans la Drôme. « Mais en vingt et un ans d’armée, c’est ma mission la plus au nord », souligne ce coutumier des mois de juillet et d’août sur le pourtour méditerranéen, à éteindre les pins et la garrigue en flammes.











