Londres et Bruxelles ont annoncé ensemble lundi prendre des sanctions contre le Kremlin, qu'ils accusent de "semer le chaos et la division en Europe".

Publié le 14/07/2026 13:15

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Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, à Moscou, en Russie, le 3 juin 2026. (RAMIL SITDIKOV / AFP)

Le Kremlin a qualifié de "gratuites", mardi 14 juillet, les accusations de cyberattaques formulées la veille par le Royaume-Uni et l'Union européenne. "Nous n'acceptons pas ces accusations (...) Ces accusations sont toujours gratuites, elles ne sont jamais argumentées et jamais appuyées par des preuves", a réagi le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, en réponse à une question de l'AFP lors de son point presse quotidien. "Nous nous sommes adaptés à des dizaines de milliers de sanctions imposées contre notre pays", a-t-il souligné.Londres et Bruxelles ont annoncé ensemble lundi prendre des sanctions contre la Russie, qu'ils accusent de "semer le chaos et la division en Europe". La Grande-Bretagne a ainsi déclaré sanctionner 24 individus et entités liées aux services de renseignement russes, l'UE dévoilant de son côté des sanctions contre 13 entités et individus, dont des officiers du renseignement militaire russe (GRU). Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a annoncé qu'il allait convoquer l'ambassadeur russe en France "dans les prochains jours".L'ingérence russe en Europe est connue. Moscou mène depuis longtemps une guerre hybride aux pays européens, qui s'est accentuée depuis le début de l'invasion de l'Ukraine en 2022. Les cyberattaques contre des pays de l'UE sont fréquentes.