"Si la France doit craindre quelqu'un, c'est nous ! On n'a pas peur." C'est par ces mots prononcés dans la foulée de la qualification de la Roja en demi-finales de la Coupe du monde que Lamine Yamal a lancé les hostilités il y a quatre jours. Au lendemain de son 19e anniversaire, le prodige se présente

à Dallas comme la principale arme offensive l'Espagne, dont les Bleus doivent se méfier, mardi 14 juillet.

Certes, l'ailier du FC Barcelone est probablement la star planétaire la moins en vue depuis le début du tournoi, avec un seul petit but en 23 frappes, quand les Mbappé, Dembélé, Olise, Messi, Kane, Bellingham et Haaland l'ont marqué de leurs empreintes. Mais il monte pour autant en puissance, alors qu'il a débarqué en Amérique sans rythme. La faute à une blessure à la cuisse gauche survenue le 22 avril dernier avec son club, qui l'a empêchée d'arriver à 100%.

Son entrée en jeu lors du nul poussif des Ibères contre le Cap-Vert (0-0) avait été remarquée, puis il s'est de nouveau effacé, étant notamment muselé par Nuno Mendes face au Portugal (1-0), jusqu'à ce quart de finale contre la Belgique (2-1), où il a beaucoup tenté. En vain avec six tirs dont seulement deux cadrés. "Je suis content de ma prestation, je me suis senti bien. Chaque semaine qui passe, je me sens mieux", avait-il commenté à l'issue de cette rencontre. Et ce, bien qu'il affiche le total le plus élevés de ballons perdus pour un jour dans la compétition (104), ce qui est aussi lié à sa prise de risques.