Un feu de forêt a ravagé une partie du hameau d’Almocaizar, dans la province d’Almeria, en Espagne, le 12 juillet 2026. JOSÉ JORDAN/AFP
« On a vraiment de la chance d’aller bien. » Les personnes évacuées de la zone ravagée par le feu de forêt meurtrier survenu jeudi 9 juillet près d’Almeria, en Andalousie, dans le sud de l’Espagne, ont regagné leur maison, dimanche, encore sous le choc devant la violence du sinistre, désormais stabilisé.
Sept étrangers – quatre Britanniques, une Française, un Belge et un Espagnol – figurent parmi les premières victimes identifiées de l’incendie, qui a coûté la vie à au moins 13 personnes, ont annoncé lundi 13 juillet les autorités. Ce bilan s’ajoute au décès d’une ressortissante britannique de 93 ans qui avait succombé dimanche à ses blessures à l’hôpital, portant à quatre le nombre de Britanniques tués à ce stade dans l’incendie.
Plus tôt lundi, l’entité publique en charge de l’identification des corps (CID) avait déclaré lundi avoir reçu « 10 signalements » de la part de familles à la recherche de proches. Ce chiffre pourrait augmenter, avait-il averti.
En déplacement lundi sur les lieux de l’incendie, le premier ministre, Pedro Sánchez, a exhorté la population à être plus consciente et à agir en amont des feux de forêt : « Nous ne devons pas seulement réagir lorsque ces incendies se produisent, mais nous devons aussi prévenir. » L’an passé, « un tiers de la superficie totale brûlée en Europe » l’a été en Espagne, a-t-il rappelé d’un ton grave. « Chacun d’entre nous, à titre individuel, doit prendre conscience que le climat est en train de changer, que les effets de l’urgence climatique s’aggravent », a-t-il poursuivi, alertant sur « un été compliqué » à venir.












