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ReportageAlors que les prix de l’électricité flambent, la livre syrienne dégringole face au dollar, accentuant la perte de pouvoir d’achat et la colère des ménages contre le gouvernement d’Ahmed Al-Charaa, accusé de ne pas avoir de réelle politique économique.
Dans l’appartement de Fatima, dans le sud de Damas, seul le réfrigérateur fonctionne. La pièce qui fait office de salon, avec quelques matelas posés au sol, étouffe sous la chaleur de l’été syrien. Cette mère au foyer de 56 ans veille à consommer le moins d’électricité possible. Depuis la hausse des tarifs, en octobre 2025, elle n’ose plus aller récupérer ses factures auprès de la compagnie publique d’électricité, sachant qu’elle ne pourra pas les payer. « Une facture d’électricité pour deux mois équivaut au salaire de mon mari − 13 500 livres syriennes [SYP - environ 135 euros]. Avant l’augmentation, on payait 300 LS (3 euros) », explique Fatima (le prénom a été changé).
L’électricité peut lui être coupée à tout moment. Et, avec l’installation prévue de nouveaux compteurs électriques fonctionnant par prépaiement, il ne sera bientôt plus possible d’être alimenté sans avoir payé à l’avance.







