Un nouveau mouvement — la Coalition québécoise pour vieillir en santé — propose de mettre en place un régime national d’allocation à l’autonomie, qui serait principalement financé par les cotisations des contribuables, au même titre que le régime public d’assurance médicaments ou le régime d’assurance parentale.Pour la coalition, cela s’avère nécessaire devant les défis liés au vieillissement de la population. Le Régime national d’allocation à l’autonomie (RNAA) servirait à financer le soutien à domicile et à construire davantage de places d’hébergement pour les aînés.Actuellement, les gens qui souhaitent recevoir des soins à domicile doivent demander une évaluation de leurs besoins au CLSC pour recevoir les services du personnel par le biais de l’Allocation autonomie à domicile, anciennement connue sous le nom de Chèque emploi service.Le nombre de personnes âgées nécessitant de l’aide à l’autonomie pourrait atteindre près de 350 000 dès 2030, selon un avis de la firme d’économistes Aviseo Conseil, commandé par l’Association pour la santé publique du Québec (ASPQ), publié lundi.Cette année-là coïncide avec la fin d’un mandat du prochain gouvernement, quel qu’il soit, souligne en entrevue Rémy Trudel, ancien ministre de la Santé et co-porte-parole de la coalition, qui regroupe pour l’instant une dizaine d’organisations provenant principalement du milieu de la santé et de l’accompagnement des personnes aînées.« En 2030, il va y avoir 350 000 personnes âgées au Québec qui sont en besoin de services de différents niveaux, de différentes intensités. Alors, inutile de dire “on va y penser, on va regarder ça”, il faut y penser actuellement », dit-il.
Une cotisation en plus sur le talon de paie pour financer le soutien à domicile des aînés?
Une nouvelle coalition en propose une pour faire face à la hausse de la demande, due au vieillissement de la population.









