Donald Trump a déclaré lundi que les États-Unis seraient rémunérés pour assurer la protection du détroit d’Ormuz et annoncé qu’ils allaient « prendre le contrôle » de cette voie maritime stratégique cristallisant les affrontements avec l’Iran.« Nous deviendrons les gardiens du détroit », a déclaré le président américain à Fox News, ajoutant que les États-Unis l’avaient surveillé « pour rien » jusqu’à présent, mais qu’ils seraient désormais indemnisés par les autres nations.« Nous allons être payés pour le protéger. Une somme importante ; nous voulons simplement être remboursés pour tout cela, pour avoir exposé nos troupes au danger. »Donald Trump a également affirmé que Washington allait « prendre le contrôle du détroit », alors que l’Iran assure que cette voie maritime est fermée jusqu’à « nouvel ordre » après une reprise des affrontements d’une intensité inédite depuis le cessez-le-feu d’avril dans le conflit au Moyen-Orient.Le détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures, constitue un point de discorde majeur entre Washington et Téhéran.

« Nous allons prendre le contrôle du détroit. Ils n’ont rien. Ils n’ont rien du tout », a encore dit Donald Trump, dénonçant les méthodes des négociateurs iraniens, qu’il accuse de revenir sur des engagements pris lors de discussions marathon tenues la veille.« Hier, ils ont tenu une réunion de 11 heures. […] Tout avait été acté hier. Puis ils quittent la salle, rappellent et disent qu’ils doivent apporter quelques modifications », a-t-il ajouté, sans préciser la nature des changements évoqués.L’Iran dit qu’il continuera à gérer le détroitLes Gardiens de la Révolution, armée idéologique de la République islamique, ont affirmé lundi que l’intervention militaire des États-Unis dans le stratégique détroit d’Ormuz avait « gravement mis en péril la sécurité de l’approvisionnement » mondial en pétrole.Les États-Unis « doivent en être tenus pour responsables », a déclaré sur X le porte-parole de cette puissante force militaire, Hossein Mohebi, ajoutant que son pays « continuerait d’exercer sa souveraineté et son contrôle sur la gestion du détroit d’Ormuz ».De son côté, la diplomatie iranienne accuse les États-Unis d’être responsables du « retour de l’insécurité » dans le détroit d’Ormuz, par lequel transitait auparavant un cinquième du brut mondial.Téhéran a toutefois assuré lundi poursuivre les consultations avec les médiateurs qataris, pakistanais et omanais afin de « prévenir une escalade ».