"Vous faites bien de nous appeler parce que ça fait 2 ans qu'on a le dossier de Kenzo et on ne l'a jamais ouvert" : ces victimes de violences sexuelles qui attendent des réponses de la justice
L'ultimatum fixé par Gérald Darmanin aux procureurs généraux arrive à échéance. Le garde des Sceaux a exigé le réexamen des 88.000 plaintes pour viols et agressions sexuelles qui concernent des mineurs avant le 14 juillet. Un mot d'ordre inédit, censé répondre au choc de l’affaire Lyhanna et à la lenteur de la justice dans le traitement des violences sexuelles.
Certaines procédures sont en effet au point mort depuis des années. Virginie se bat depuis des années pour son neveu, dont elle a obtenu la garde en 2021, maltraité depuis des mois. Chez elle, Kenzo se livre. Le garçon de 4 ans raconte les coups infligés par sa mère et l'ex-petit ami de celle-ci, puis il fait des révélations.
"Kenzo demande à me parler, me sort des phrases avec des mots d'enfant. 'Il a mis son zizi dans ma bouche, en parlant du conjoint de l'époque de sa génitrice. Il y a une phrase : 'Maman m'a fait toucher son zizi à elle'", raconte-t-elle sur RTL.
Un suspect entendu, cinq ans après la plainteUne plainte est déposée. Kenzo est entendu par la brigade des mineurs. Le dossier est ensuite transféré dans le sud de la France où est partie vivre la maman. Puis plus rien, aucune nouvelle. Virginie décide alors d'appeler le commissariat en charge de l'affaire. On lui répond : "Vous faites bien de nous appeler parce que ça fait deux ans qu'on a le dossier de Kenzo et on ne l'a jamais ouvert. Mais on me dit qu'on ne va pas pouvoir s'en occuper parce qu'il y a les JO, ils vont être réquisitionnés." En juillet 2026, ils attendent toujours.











