Le coureur slovène Tadej Pogacar, porteur du maillot jaune du Tour de France, avant le départ de la neuvième étape, le 12 juillet 2026 à Malemort (Corrèze). ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP

A l’arrivée de la huitième étape du Tour de France 2026, samedi 11 juillet à Bergerac (Dordogne), l’épisode caniculaire qui sévit en France depuis plusieurs jours avait laissé des stigmates sur les coureurs. A commencer par le vainqueur du sprint final, Tim Merlier, ou son dauphin de l’épreuve, Biniam Girmay, forcés de se réfugier dans le centre de presse à l’arrivée, pour tenter de refroidir leurs organismes, proches de la rupture.

Dans la foulée, l’organisation de la plus prestigieuse épreuve cycliste a décidé d’une mesure exceptionnelle, en choisissant de raccourcir la neuvième étape, dimanche sur les routes de Corrèze, rabotée de 30 kilomètres. Le départ n’en a toutefois pas été différé, et le peloton s’est élancé aux heures les plus chaudes, peu avant 14 heures. Face à cela, le syndicat des coureurs – Cyclistes Professionnels Associés (CPA) – a réclamé dans un communiqué une évolution à l’avenir des « heures de départ des courses estivales », afin de « protéger la santé des athlètes ».

« Face à la fréquence croissante des vagues de chaleur extrême », le CPA, la seule association globale de coureurs reconnue par l’Union Cycliste Internationale (UCI), a appelé à la tenue « des discussions avec toutes les parties prenantes cet hiver pour trouver une solution avant la saison 2027 », rappelant que « les coureurs restent pleinement déterminés à offrir le meilleur spectacle possible, mais [que] cela doit aller de pair avec une adaptation aux réalités climatiques auxquelles le cyclisme est désormais confronté »