Le général Assimi Goïta, leader de la junte au Mali, lors des funérailles du ministre de la défense Sadio Camara, tué dans une attaque djihadiste. A Bamako, le 30 avril 2026. BOUBACARY BOCOUM / AP PHOTO/BOUBACARY BOCOUM
Après quinze mois de brouille diplomatique, l’Algérie et le Mali s’orientent vers une détente. Les deux pays ont annoncé, vendredi 10 juillet, la réouverture réciproque de leurs espaces aériens ainsi que le retour de leurs ambassadeurs respectifs. Leurs relations s’étaient fortement détériorées ces dernières années, notamment depuis l’arrivée au pouvoir au Mali de la junte qui a accusé Alger d’ingérence dans ses affaires internes.
Bamako a décidé « la réouverture de l’espace aérien national à l’ensemble des aéronefs civils et militaires assurant des vols en provenance ou à destination » de l’Algérie, a fait savoir le gouvernement malien dans un communiqué. Il a en outre annoncé le retour à Alger de son ambassadeur qui avait été rappelé en avril 2025, sans toutefois préciser de date.
Quelques heures auparavant, Alger avait fait part de la même mesure relative à l’espace aérien de son voisin. Une décision effective à compter de ce vendredi et qui « inclut tous les vols aériens à destination et en provenance du Mali à travers les différentes destinations internationales », a précisé le ministère de la défense algérien dans un communiqué. A l’instar du Mali, l’Algérie a également annoncé vendredi le retour de son ambassadeur au Mali.






