Visage mal rasé, avant-bras tatoué, cheveux ondulés tombant jusqu’aux épaules... En mars 2023, à la gendarmerie, Vicky * n’a aucun nom à livrer, pas même un prénom susceptible d’identifier l’homme qu’elle accuse de l’avoir violée en 2015, à l’âge de 8 ans, au CHU de Tours (Indre-et-Loire). Mais Vicky a des images indélébiles, des flashs depuis des années, dans lesquels elle se revoit allongée sur le lit de cette unité pédiatrique où elle passe des examens pour une puberté précoce, à la merci d’un agent en blouse blanche qui prétend l’examiner, lui aurait reniflé les pieds, avant d’appuyer sur sa perfusion pour l’empêcher de se débattre.