Visage mal rasé, avant-bras tatoué, cheveux ondulés tombant jusqu’aux épaules... En mars 2023, à la gendarmerie, Vicky * n’a aucun nom à livrer, pas même un prénom susceptible d’identifier l’homme qu’elle accuse de l’avoir violée en 2015, à l’âge de 8 ans, au CHU de Tours (Indre-et-Loire). Mais Vicky a des images indélébiles, des flashs depuis des années, dans lesquels elle se revoit allongée sur le lit de cette unité pédiatrique où elle passe des examens pour une puberté précoce, à la merci d’un agent en blouse blanche qui prétend l’examiner, lui aurait reniflé les pieds, avant d’appuyer sur sa perfusion pour l’empêcher de se débattre.
Plainte pour viol à l’hôpital pédiatrique : les errances d’une procédure « fantôme »
« Mediapart » révèle qu’une plainte déposée en 2023 pour des faits qui auraient été commis au CHU de Tours n’a pas été enregistrée par la justice avant juin 2026. Un dysfonctionnement qui a plombé le…






