Un avion de la flotte Volotea, à promixité de l’aéroport de Bouguenais, à Nantes, le 8 mars 2024. STEPHANE MAHE/REUTERS
La direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a annoncé que l’augmentation, ou la baisse, des prix du billet après achat par la compagnie espagnole à bas coûts Volotea était interdite, vendredi 10 juillet. Cette pratique avait été mise en place à la mi-mars. Les tarifs évoluaient en fonction du cours du pétrole, qui avait fortement augmenté en raison de la guerre au Moyen-Orient.
La répression des fraudes s’appuie sur un règlement européen de 2008 (article 23 du règlement 1008/2008). Cette interprétation confirme celle de la Commission européenne, qui début mai avait aussi précisé que la pratique était en infraction avec les règles européennes. « Le service national des enquêtes de la DGCCRF a donc enjoint à la société Volotea de cesser ces pratiques sous peine d’une astreinte de 3 000 euros par jour de retard en cas d’inexécution », a poursuivi la DGCCRF. « La société Volotea s’est mise en conformité à l’issue de la mesure d’injonction », a-t-elle précisé.
Le supplément à régler pour pouvoir s’enregistrer sur un vol réservé pouvait monter jusqu’à 14 euros. Volotea communiquait que 97 % de ses clients choisissaient de confirmer leur vol et de s’acquitter de la somme demandée. Volotea s’engageait à rembourser à ses clients une partie du prix si le baril revenait à moins de 65 dollars. En revanche, au-delà de 75 dollars, le prix était augmenté. Or au moment où cette politique tarifaire avait été lancée, mi-mars, le baril de brent valait aux alentours de 100 dollars.






