Yves Jego, alors député UDI, à l’Assemblée nationale, à Paris, le 29 juin 2017. GEOFFROY VAN DER HASSELT/AFP

L’ancien secrétaire d’Etat Yves Jégo a été mis en examen pour trafic d’influence passif, soupçonné d’avoir joué un rôle d’intermédiaire à travers sa société, en échange de commissions, pour des commandes de masques et de matériel anti-Covid par des administrations publiques, a fait savoir vendredi 10 juillet le parquet de Paris, interrogé par l’Agence France-Presse (AFP).

Mis en examen le 17 décembre 2024, l’ancien député UDI a été placé sous contrôle judiciaire, avec obligation de verser une caution de 300 000 euros, a précisé le ministère public, confirmant une information de Mediapart.

Les faits s’étalent entre 2020 et 2021, en pleine crise du Covid. Il est reproché à M. Jégo d’avoir usé de son carnet d’adresses et du réseau de relations « constitué au fil de ses nombreux mandats politiques », en vue « de faire obtenir à la société CJ Trade des commandes de masques et de matériel anti-Covid par des autorités et administrations publiques, notamment des collectivités locales ».

Les enquêteurs le soupçonnent d’avoir, « par l’intermédiaire de la société Anthemius, dont il était le bénéficiaire effectif, un contrat d’apporteur d’affaires auprès de la société CJ Trade, prévoyant une commission de 7,5 % hors taxe sur chaque commande de masques ou de matériel sanitaire de protection anti-Covid obtenue » par cette entreprise, par son intermédiaire.