Idées et débatsTribune. L'ancien conseiller d'Etat répond à la tribune de Benjamin Morel publiée dans L'Express. Selon lui, le silence de la France sur la Principauté n’est "ni gêne ni caution".Par Bertrand Mathieu*Publié le 10/07/2026 à 12:00bookmarkLe Prince Albert II de Monaco et Emmanuel Macron, à l'issue du Forum sur l'économie bleue et la finance (BEFF) au Grimaldi Forum de Monaco, le 8 juin 2025.EPA/MAXPPPLa France se tairait sur Monaco, et ce silence serait "gênant". Une récente tribune parue dans L’Express en convient pourtant elle-même : la France "n’a pas à gouverner Monaco". Dont acte. Car, si la France se tait, c’est sans doute parce qu’elle n’a pas à juger la forme de gouvernement d’un Etat étranger et souverain — membre de l’Organisation des Nations unies depuis 1993, du Conseil de l’Europe depuis 2004 —, avec lequel elle entretient des relations séculaires, élevées au rang diplomatique par le traité du 24 octobre 2002. Entre Etats souverains, le respect n’est pas de la caution. Reste que les griefs, eux, méritent réponse. .