Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Politique Politique Politique Rassemblement national (RN) Rassemblement national (RN) Rassemblement national (RN) Dans cette petite ville mosellane qui a réélu un maire RN au premier tour des municipales, la plupart des sympathisants du parti rencontrés jugent que le « système » s’acharne sur leur candidate. Article réservé aux abonnés Hayange est une petite ville de Moselle de 16 000 habitants, autrefois socialiste. Le Rassemblement national (RN) a conquis la ville en 2014, sur fond de désindustrialisation et de détresse sociale, et l’a gardée depuis. Dans le bureau du maire d’extrême droite, Fabien Engelmann, trônent sur une étagère deux photos de Marine Le Pen, flanquées de plusieurs mini-drapeaux français, dont un arborant la croix de Lorraine. Mercredi 9 juillet, au matin, le maire ne boude pas son plaisir : la veille, celle pour qui il s’est engagé au Front national (FN) fin 2010 – après avoir été responsable CGT et militant à Lutte ouvrière et au Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) – a annoncé qu’elle se présenterait à la présidentielle. Si M. Engelmann loue le « binôme » que Marine Le Pen forme avec Jordan Bardella, il se dit « très satisfait » par l’ordre du ticket : avec la désormais quadruple candidate à la présidentielle de nouveau en haut de l’affiche. Il salue son « expérience », son « courage » et sa « maîtrise ». Qu’importe, à ses yeux, qu’elle ait été condamnée pour « détournements de fonds publics » par la cour d’appel de Paris dans l’affaire des assistants parlementaires du FN (devenu RN en 2018), qui représente un préjudice pour le Parlement européen estimé à 2,8 millions d’euros entre 2004 et 2016 : le « système veut la faire taire », mais c’est « le peuple [qui] décidera », martèle-t-il. Il vous reste 72.28% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.