La production offensive du Maroc réduite à peau de chagrin. L'équipe de France s'est qualifiée en demi-finales de la Coupe du monde pour la troisième fois consécutive avec une facilité assez déconcertante (2-0), jeudi 9 juillet à Boston. Si les Bleus ont dû patienter une heure avant de trouver la faille grâce à Kylian Mbappé et Ousmane Dembélé face à un très bon Yassine Bounou, ils ont surtout livré une prestation défensive de très grande qualité, alignant un troisième clean sheet de rang depuis le début de la phase à élimination directe.
Au total, les Lions de l’Atlas n’ont réussi à tenter que cinq tirs durant une rencontre largement dominée par les Français, ne cadrant qu'à une seule reprise par Azzedine Ounahi... à la 83e minute. Alors oui, ce Maroc était privé de sa principale arme offensive en l'absence de son buteur Ismael Saibari (trois réalisations dans le tournoi). "Cela a changé quelque chose, c'est une grande perte pour nous", a d'ailleurs commenté l'Angevin Amine Sbai, déçu en zone mixte.
Mais tout de même, ne laisser aux champions d'Afrique en titre* que 0,14 xG - expected goals, ou indice de buts attendus (en fonction de la qualité des frappes), soit moins que l'Irak en poules à 0,62 - témoigne de la montée en puissance de l'arrière-garde bleue.











