L’Assemblée nationale sénégalaise, à Dakar, le 21 février 2025. SEYLLOU/AFP

Coup d’arrêt pour la réforme institutionnelle. Le Conseil constitutionnel sénégalais a invalidé, jeudi 9 juillet, un texte voté par l’Assemblée nationale la semaine dernière, révisant l’équilibre des pouvoirs entre l’exécutif et le Parlement, sur fond de discorde entre le président du pays et celui de l’Assemblée nationale.

La loi, adoptée à une large majorité par le Parlement dominé par le parti souverainiste Pastef, est « contraire à la Constitution », ont tranché, jeudi, les sages du Conseil constitutionnel, après avoir été saisis par le président du pays, Bassirou Diomaye Faye.

Ce texte renforçait les pouvoirs de l’Assemblée, dirigée par Ousmane Sonko, et du premier ministre, et restreignait de fait les pouvoirs du président Diomaye Faye. Ce dernier, qui avait exprimé son intention de soumettre la réforme à un référendum, a finalement déposé « un recours en inconstitutionnalité pour violation de la procédure de révision constitutionnelle », auprès des sages.

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