À peine lancé dans sa tournée d’été politique, François Ruffin se retrouve déjà projeté dans la campagne présidentielle avec l'annonce de la candidature de Marine Le Pen quelques heures après l'annonce de sa condamnation dans l'affaire des assistants parlementaires du RN au Parlement européen. Désignée coupable de détournement de fonds, la cheffe de file du parti à la flamme se pourvoit en cassation. Le député de la Somme a dénoncé une situation qu’il juge politiquement et moralement inacceptable.

Sur RTL, ce jeudi 9 juillet, François Ruffin affirme qu'"il y a un seuil de décence qui a été dépassé". Pour lui, la question ne relève pas seulement du calendrier judiciaire ou de la mécanique électorale. Elle touche à ce que les Français sont prêts, ou non, à tolérer dans la vie publique.

"Est-ce qu'on imagine le général de Gaulle, non pas seulement mis en examen, mais condamné pour détournement de fonds, condamné pour emploi fictif, menant campagne devant les Français pour l'élection présidentielle ? Non", lance-t-il.

La candidature de Marine Le Pen, un test politiqueFrançois Ruffin estime qu'il faut laisser "les Français juger", mais il se dit convaincu qu’"à la fin, ils diront, ben non, c'est pas acceptable". Dans son raisonnement, la candidature de Marine Le Pen agit comme un révélateur d’un affaissement plus large des exigences démocratiques.