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Publié le 09 juillet 2026 à 18:57. / Modifié le 09 juillet 2026 à 18:57.

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Ces dernières heures, les espoirs d’une fin prochaine de la guerre entre les Etats-Unis et l’Iran ont été douchés par une reprise des hostilités. Ce n’est une bonne nouvelle ni pour la région, ni pour l’économie mondiale. L’audace des nouveaux dirigeants de la République islamique tranche avec la prudence du défunt guide suprême inhumé jeudi dans la ville sainte de Machhad. Elle semble montrer qu’ils n’ont manifestement peur de rien, même pas de s’en prendre à des navires dans le golfe Persique en violation crasse du cessez-le-feu.Depuis le début de la guerre israélo-américaine contre l’Iran, le 28 février dernier, il n’y a pas eu de changement de régime en Iran tant souhaité initialement par Donald Trump et une partie du peuple iranien. Mais il y a eu un vrai changement au sein du régime. Le conflit, dont les conséquences s’avèrent pour l’heure désastreuses pour Washington, a permis une mini-révolution. Avec la disparition du guide suprême Ali Khamenei et l’intronisation précipitée à la même fonction de son fils Mojtaba, dont on ne sait s’il est encore vivant, une faction du régime s’est imposée: les Gardiens de la révolution. Ce changement remet en cause l’un des principes fondamentaux de la République islamique: le velayat-e faqih, qui a consacré depuis 1979 l’autorité absolue du guide suprême sur les institutions iraniennes.