Magali Berdah (à gauche), fondatrice de l’agence d’influence Shauna Events, au palais de justice de Paris, le 10 mai 2023, et le rappeur Booba lors de la 64e édition du Festival de Cannes, à Cannes (Alpes-maritimes), le 14 mai 2011. GUILLAUME BAPTISTE,BERTRAND GUAY/AFP
Le tribunal de Paris a ordonné, jeudi 9 juillet, la rétractation de l’ordonnance ayant autorisé la saisie conservatoire de 40 millions d’euros sur les droits d’auteur de Booba qu’avait obtenue Magali Berdah, selon une décision consultée par l’Agence France-Presse (AFP).
Saisi par la défense de Booba, le tribunal a estimé que l’agente d’influenceurs Magali Berdah n’avait pas démontré de manière suffisante l’existence de cette créance, relevant que la situation financière de l’entreprise « était fortement négative », « avant même la commission des faits reprochés » à Booba. Les avocats du rappeur ont dénoncé « un cumul de mensonges par omission » de la part de Magali Berdah durant l’audience qui s’est tenue le 24 juin.
Le juge d’exécution a aussi condamné la femme d’affaires à verser au rappeur 15 000 euros de dommages et intérêts, comme le demandait la défense de Booba. Pour le magistrat, Magali Berdah a nui à la réputation professionnelle du rappeur en « alimentant abondamment les médias » sur sa requête saisie. « J’ai immédiatement demandé à mes avocats de contester cette décision », a réagi auprès de l’AFP ’agente d’influenceurs. « J’exige la réparation intégrale de ce qu’il a détruit », a-t-elle également déclaré.







