Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Le Monde Afrique Le Monde Afrique De 2019 à 2022, Ephrem Yalike-Ngonzo a participé à des campagnes de désinformation pour le compte du groupe de sécurité privé russe Wagner en Centrafrique. Il a pu rejoindre la France en 2024 avec le soutien des autorités françaises. Article réservé aux abonnés Ephrem Yalike-Ngonzo pensait avoir fait le plus dur en atterrissant à Paris en juin 2024 avec l’accord des autorités françaises. L’avenir de ce « repenti », ancien agent de la machine à propagande du groupe paramilitaire russe Wagner en Centrafrique, s’est assombri. L’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) a en effet rejeté sa demande d’asile. Cette décision notifiée le 20 mars vient d’être rendue publique par la Plateforme de protection des lanceurs d’alerte en Afrique (PPLAAF), qui avait joué un rôle déterminant pour son exfiltration de Centrafrique puis de la République démocratique du Congo. Le requérant débouté a déposé, jeudi 9 juin, un recours devant la Cour nationale du droit d’asile (CNDA), afin que la décision de l’Ofpra soit annulée et sa qualité de réfugié, reconnue. « Si la France refuse de reconsidérer sa décision, Ephrem Yalike-Ngonzo sera contraint de retourner en [Centrafrique] où sa vie est en danger », s’inquiète PPLAAF dans un communiqué publié jeudi. Dans son rejet, l’Ofpra reconnaît d’ailleurs « que la publication de son témoignage le 21 novembre 2024, notamment dans l’article du Monde, (…) l’expose à un risque de représailles ». Rappelant que « la répression s’abat sur les voix dissidentes en Centrafrique avec le concours des groupes de sécurité russes », l’office donne foi à « ses craintes à l’égard des autorités centrafricaines et des représentants russes présents (…) en cas de retour dans son pays ». Ces craintes étant la conséquence des « révélations qu’il a faites sur le système de désinformation russe ». Il vous reste 72.44% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Un lanceur d’alerte à l’origine de révélations sur la machine de propagande russe en Centrafrique se voit refuser l’asile en France
De 2019 à 2022, Ephrem Yalike-Ngonzo a participé à des campagnes de désinformation pour le compte du groupe de sécurité privé russe Wagner en Centrafrique. Il a pu rejoindre la France en 2024 avec le soutien des autorités françaises.






