Le Liban exige qu’Israël se retire de deux « zones pilotes » dans le sud du pays avant de participer à un nouveau cycle de pourparlers prévu à Rome, a indiqué mercredi à l’Agence France-Presse une source diplomatique au courant des négociations.L’Italie et Israël ont annoncé que ces négociations, que le Hezbollah conteste, se tiendraient les 15 et 16 juillet à Rome, mais les autorités libanaises n’ont pas confirmé leur participation dans l’immédiat.Israël et le Liban avaient conclu un accord-cadre à l’issue de cinq cycles de négociations à Washington le 26 juin en vue d’une « paix durable » entre les deux pays, en état de guerre depuis des décennies.Il prévoit que l’armée libanaise commence à se déployer dans des « zones pilotes » dont se retirerait Israël, qui occupe une partie du sud du pays, sous réserve du désarmement du Hezbollah.« Le Liban pose comme condition le retrait d’Israël de deux zones pilotes pour participer aux négociations », a affirmé la source diplomatique ayant requis l’anonymat.Le Hezbollah est opposé à ces négociations et refuse d’être désarmé.La formation pro-iranienne a entraîné le Liban dans la guerre régionale en mars, en soutien à Téhéran.Israël a riposté par une vaste campagne de bombardements et une offensive terrestre, qui ont tué près de 4300 personnes, selon Beyrouth.Discussions « cruciales »Selon la source diplomatique, le département d’État américain a informé les deux délégations qu’il ne pouvait pas accueillir les négociations « de façon permanente », d’où le choix de Rome.Elle a expliqué que des discussions « cruciales » étaient attendues et que les négociateurs auraient besoin de se concerter avec leurs autorités, ce qui ne serait « pas possible » à Washington du fait de la distance avec Israël et le Liban.