Publié le 08 juillet 2026 à 17:42. / Modifié le 08 juillet 2026 à 17:44.
2 min. de lecture
Nous vivons une époque de grande polarisation, d’expériences collectives qui isolent plus qu’elles ne rassemblent. Le climat, la Palestine, la montée des extrêmes en Europe sont autant de sujets dont il est de plus en plus difficile de discuter sereinement, quand on ose encore le faire: des positions personnelles divergentes peuvent semer la dissension au sein de familles et de groupes d’amis.La Suisse, elle, s’est récemment déchirée autour d’une limitation de sa population à 10 millions d’habitants, du financement de la SSR, de la 13e rente AVS… Il ne faudra pas compter, ces prochaines années, sur les débats relatifs au retour du nucléaire, aux exportations de matériel de guerre voire, pour parler de sport, à l’accueil des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver en 2038 pour apaiser les antagonismes.Non, la tendance n’est pas à la réconciliation des systèmes de valeurs en concurrence. On continuera de s’écharper entre villes et campagnes, entre progressistes et conservateurs, parfois entre Romands et Alémaniques, dans un pays où la culture du consensus est mise à mal par les injonctions à choisir son camp, puis à le défendre farouchement. Mais on le fera après la Coupe du monde de football.






