Des réseaux sociaux à la rue, les étudiants se mobilisent en Inde. La colère de la jeunesse est incarnée par le Cockroach Janta Party ou "Parti des cafards", un mouvement né en ligne après une déclaration du président de la Cour suprême indienne, qui comparait en mai dernier les jeunes désœuvrés à des cafards.
Tout est parti du compte Instagram Abhijeet Dipke, étudiant sans histoire en quête d'un premier emploi. Il n'avait pourtant pas vocation à incarner la colère des jeunes Indiens de la génération Z. Mais lorsqu'un juge les a assimilés à des "cafards", il a vu rouge et il entend bien désormais défendre leur cause. "Comment le gardien de la Constitution peut-il comparer la jeunesse à des cafards et à des parasites, juste parce qu'ils ont osé exprimer leur opinion et critiquer le système ?", s'offusque-t-il.
"J'étais interloqué", confie Abhijeet Dipke, 30 ans, lors d'un entretien accordé à l'AFP en marge d'une manifestation à New Delhi de son parti, érigé en un mois en porte-voix des aspirations des étudiants du pays le plus peuplé de la planète.
"Message à passer"Son engagement a débuté mi-mai, lorsque cet Indien fraîchement diplômé de l'université de Boston (États-Unis) prend connaissance des propos lâchés par le président de la Cour suprême, Surya Kant. En pleine audience, le plus haut magistrat du pays fustige les jeunes "cafards" et autres "parasites" qui se permettent d'égratigner le gouvernement.







