l’archevêque de Rabat, Cristobal Lopez Romero, à la basilique Saint-Pierre, au Vatican, le 3 mai 2025. ANDREAS SOLARO/AFP

Au moins cinq femmes accusent l’archevêque de Rabat, Cristobal Lopez Romero, de violences sexuelles, selon une enquête de l’Agence France-Presse (AFP), des signalements qui ont provoqué une enquête du Vatican et conduit, mardi 7 juillet, le cardinal à se mettre en retrait. Le religieux espagnol de 74 ans nie les faits.

L’AFP s’est entretenue avec une retraitée engagée au sein de l’Eglise, qui ne l’a pas autorisée à révéler, à ce stade, le contenu de son témoignage, mais qui fait état d’agressions sexuelles répétées.

Elle a également consulté le témoignage écrit d’une autre femme, adressé à la nonciature apostolique, l’ambassade du Vatican dans la capitale marocaine. Celle-ci y accuse le cardinal de « gestes physiques » qu’elle a « perçus comme déplacés », parmi lesquels « des accolades particulièrement appuyées et prolongées » et « une tentative de rapprochement physique pouvant être assimilée à une tentative » de l’embrasser, à laquelle elle dit avoir échappé « tant bien que mal ».

Une source au sein du diocèse a aussi fait savoir à l’AFP avoir été informée qu’au moins trois autres femmes avaient dit avoir été victimes de « faits similaires », des propos tenus notamment dans le cadre de la confession.