Défilé haute couture automne-hiver 2026-2027, de Standing Ground, à Paris, le 6 juillet 2026. IK ALDAMA
Le générique a belle allure. Kristen McMenamy, mannequin-star des années 1990, clôt le show. En coulisses, c’est le très convoité Piergiorgio Del Moro qui a composé le casting et le fameux « illustrateur sonore » Michel Gaubert qui a présidé au choix de l’éclectique bande-son (la kora du percussionniste sénégalais Seckou Keita précédant la pop new-yorkaise des Scissor Sisters). Pourtant, le défilé de la marque Standing Ground, organisé à Paris, le 6 juillet, est bien celui d’un débutant de la fashion week haute couture : le designer Michael Stewart. « Pour moi, c’est le bon moment de venir à Paris, estime l’Irlandais, qui fait ici son entrée dans le grand monde. C’était la première fois que je demandais à montrer mon travail dans cette ville et on m’a accueilli à bras ouverts. »
S’il parvient à ses fins avec l’aide de tels appuis, c’est que Michael Stewart a pris son temps pour parfaire sa mode et tisser ses réseaux. Diplômé du Royal College of Art de Londres en 2017, ce barbu qui, plus jeune, s’imaginait peintre, a mis cinq ans avant de lancer son label et oser un premier défilé outre-Manche. Puis patienté deux ans supplémentaires avant de postuler à un concours de jeune création, sur lesquels se ruent d’ordinaire les jeunes pousses. En décrochant la mention récompensant les savoir-faire de l’édition 2024 du prix LVMH, il empoche 200 000 euros et les dépense sagement, dans des recherches artisanales. « Bâtir quelque chose de particulier prend du temps », positive-t-il.
