Accueil Télévision The Miniature Wife “The Miniature Wife” : notre critique Quand un scientifique mégalo réduit accidentellement sa femme à la taille d’une poupée, la métaphore du couple étriqué devient littérale. Dommage que l’exécution ne soit pas à la hauteur de l’idée. Bof Par Adèle Lavalaye Publié le 07 juillet 2026 à 06h12 Le couple à l’écran est un filon inépuisable. Chaque génération y apporte sa pierre, des époux qui se déchirent dans La Guerre des Rose au naufrage sentimental de Marriage Story. The Miniature Wife s’en empare en version science-fiction. Quand Les, scientifique mégalomane en pleine crise conjugale, réduit accidentellement sa femme à la taille d’une poupée, la métaphore maritale devient littérale. Si rétrécir sa compagne se révèle d’une simplicité déconcertante, lui rendre sa taille normale l’est beaucoup moins : Lindy (Elizabeth Banks), romancière frustrée, se retrouve contrainte d’apprendre à vivre en mesurant quinze centimètres. Les fans du pathétique Tom Wambsgans ou de l’irrésistible Mr. Darcy seront ravis de retrouver Matthew Macfadyen, aussi drôle, émouvant et maladroit que d’habitude. Malheureusement, ni son charme ni la justesse de son jeu ne suffisent à masquer les faux pas de la série. Inspirée d’une nouvelle de Manuel Gonzales, étirée sur dix épisodes d’une quarantaine de minutes, l’adaptation télévisée s’épuise très vite, alourdissant son propos de sous-intrigues qui n’en finissent plus : une fille en pleine crise d’ado, un amant sans envergure, une responsable frigide, un investisseur infantile… Des personnages secondaires aux histoires trop plates pour qu’on s’y attache. La série se contente de frôler des idées stimulantes — la place de la femme dans le couple hétéro, l’intégrité au travail face aux impératifs du capital, la transmission des névroses de génération en génération — revenant inlassablement à ses deux protagonistes qui passent leur temps à se séparer ou se réconcilier. Coincée dans sa maison de poupée entre deux gorgées de vin miniature, Lindy exprime bien souvent ce que le spectateur ressent : l’envie que toute cette mascarade se termine. Plus d'infos Réalisateurs Greg Mottola, Miguel Arteta Musique Isobel Waller-Bridge Scénaristes Neda Jebelli, Jennifer Ames, Steve Turner, Hiram Martinez, Suzanne Heathcote, Noelle Valdivia Pays Etats-Unis Synopsis Les Littlejohn, un scientifique obsédé par l'idée de décrocher un prix Nobel, met la dernière main à une invention révolutionnaire : une machine capable de miniaturiser les cultures agricoles. Au cours d'une de ses nombreuses disputes avec son épouse Lindy, une célèbre écrivaine, il la rétrécit par accident. Celle-ci se retrouve alors prisonnière d'une maison de poupée dans la chambre de leur fille. Les se lance dans une course contre la montre pour rendre à son épouse sa taille normale. Cette série qui mêle habilement comédie et science-fiction réunit Matthew Macfadyen et Elizabeth Banks dans les rôles principaux. Casting Elizabeth Banks Lindy McMichael Littlejohn Matthew Macfadyen Les Littlejohn Sian Clifford Terry Leyland O-T Fagbenle Richard Paul Wear Diffusions TV Télévision Le magazine en format numérique Lire le magazine Les plus lus Pour soutenir le travail de toute une rédaction, abonnez-vous Pourquoi voyez-vous ce message ? Vous avez choisi de ne pas accepter le dépôt de "cookies" sur votre navigateur, qui permettent notamment d'afficher de la publicité personnalisée. Nous respectons votre choix, et nous y veillerons. Chaque jour, la rédaction et l'ensemble des métiers de Télérama se mobilisent pour vous proposer sur notre site une offre critique complète, un suivi de l'actualité culturelle, des enquêtes, des entretiens, des reportages, des vidéos, des services, des évènements... Qualité, fiabilité et indépendance en sont les maîtres mots. Pour ce faire, le soutien et la fidélité de nos abonnés est essentiel. Nous vous invitons à rejoindre à votre tour cette communauté en vous abonnant à Télérama. Merci, et à bientôt. S’abonner
“The Miniature Wife” : notre critique
Quand un scientifique mégalo réduit accidentellement sa femme à la taille d’une poupée, la métaphore du couple étriqué devient littérale. Dommage que l’exécution ne soit pas à la hauteur de l’idée.







