Remontée après un début de tournoi poussif et le scandale Balogun, la Belgique a sorti sèchement les États-Unis (4-1) dès les 8es de finale de leur propre Mondial, débuté avec entrain et achevé sur un immense gâchis. Après deux journées occupées par les manœuvres en coulisse et le parfum du scandale, Trump ayant demandé et obtenu de la Fifa la levée de suspension de l'attaquant Folarin Balogun, exclu au match précédent, la vérité du terrain a balayé la polémique en même temps que les espoirs des États-Unis, rattrapés par des faiblesses individuelles.

Premiers d'un groupe abordable puis vainqueurs sans trembler de la Bosnie-Herzégovine en 16e de finale (2-0), le tout en développant un jeu séduisant, Team USA a chuté face au premier obstacle d'envergure, incapable malgré l'engouement populaire suscité de faire aussi bien qu'en 2002 (quart), leur meilleur résultat dans l'ère moderne.

La Belgique à l'inverse, sortie sans gloire du groupe G, puis miraculée en 16e de finale face au Sénégal, s'offre un choc contre l'Espagne, donnant raison aux choix forts de Rudi Garcia, qui s'est notamment privé lundi de Kevin De Bruyne et a vu Charles De Ketelaere briller avec un doublé.

Après l'intervention ubuesque de la Fifa et les multiples condamnations du monde sportif et des politiques, Folarin Balogun était bien titulaire et les supporters de Team USA lui ont réservé un puissant rugissement à sa présentation lundi, plus encore que pour l'habituel chouchou du public Christian Pulisic.