Washington D.C. a connu ce week-end sa pire qualité de l'air de l'année. En cause : l'immense feu d'artifice tiré pour la fête nationale américaine, qui a fait grimper la pollution à des niveaux jugés très mauvais pour la santé, selon des données publiées ce lundi 6 juillet.

Pyrotecnico, l'entreprise mandatée par l'organisation Freedom 250, proche de l'administration Trump, s'était fixé pour objectif de battre un record du monde en tirant 850.000 feux d'artifice lors des festivités du 4 juillet. Plusieurs experts avaient averti qu'un tel volume de tirs concentré sur à peine 40 minutes risquait d'entraîner une dégradation spectaculaire de la qualité de l'air.

Les stations de surveillance de la pollution atmosphérique de la capitale américaine ont, de fait, enregistré une hausse des concentrations de polluants dès 20 heures le 4 juillet, sous l'effet des feux d'artifice tirés dans la région. Mais les niveaux de particules fines se sont envolés peu avant minuit, lorsque le grand feu d'artifice du National Mall, retardé de plusieurs heures en raison d'orages, a commencé.

La concentration de particules fines - des particules d'un diamètre inférieur à 2,5 micromètres capables de pénétrer profondément dans les poumons et associées à des risques sanitaires immédiats comme à long terme - a dépassé 200 microgrammes par mètre cube sur l'un des sites de mesure, selon des données consultées par l'AFP.