Les fortes chaleurs, la sécheresse et la tramontane continuent d’alimenter les incendies dans le sud du pays. Dans les Pyrénées-Orientales, un feu parti dans la soirée du samedi 4 juillet a déjà ravagé plus de 4.600 hectares. Quelque 750 pompiers restent mobilisés, tandis que deux d’entre eux ont été blessés. Face à l’avancée des flammes, plusieurs communes ont été évacuées, dont Corbère, à une vingtaine de kilomètres de Perpignan.

Pour accéder au village, il faut désormais franchir plusieurs barrages. Les rues sont désertes. "C’est là où il y a le café, il y a tout. Tout est fermé. Il y a quand même de la vie dans ce village. Là, il n’y a plus de vie", constate le maire Philippe Albert au micro de RTL.

Au détour d’une rue, l’élu interpelle une habitante venue récupérer quelques affaires avant de repartir. "On est parti en catastrophe. Donc on va essayer de récupérer le maximum de choses et on s’en va. Ça fait peur", confie-t-elle.

Mais tous les habitants n’ont pas suivi les consignes d’évacuation. À quelques mètres de là, un homme a choisi de rester chez lui malgré l’ordre donné par les autorités. "J’ai estimé qu’il n’y avait pas suffisamment de raisons de partir", explique-t-il au micro de RTL. Une décision que le maire conteste sans détours : "Moi, j’ai conseillé à monsieur de partir, je pense que c’était clair".