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EnquêteAvec un taux d’équipement de 8 % des ménages, bien en deçà des pays nordiques, la France fait saliver les professionnels de la télésurveillance et des alarmes. Leur chiffre d’affaires progresse fortement depuis plusieurs années sur fond de matraquage publicitaire et de sentiment d’insécurité.
Juste après la défaite de l’Allemagne face à l’Equateur à la Coupe du monde de football, le 25 juin, le chant révolutionnaire Bella ciao retentit à la télévision. Dans cette publicité diffusée sur M6, deux malfrats cagoulés tentent de cambrioler une maison. Après quelques pas, ils en sont dissuadés par une dizaine d’agents de Sector Alarm, muscles saillants sous leurs polos rouges, qui les obligent à rebrousser chemin. Dans ce spot diffusé lors de plusieurs matchs télévisés, ce spécialiste norvégien des alarmes connectées et des systèmes de télésurveillance vante, dans son refrain, une intervention « en moins de vingt secondes chrono ».
Avec ses fortes audiences, la compétition reine du football est la meilleure vitrine pour cette entreprise, qui vient de passer la barre des 100 000 clients dans l’Hexagone, soit 30 000 de plus sur un an. Sector Alarm réalise jusqu’à « 30 % de [son] activité » annuelle sur les mois de juin et juillet, fait valoir Clément de Warren, son directeur de la stratégie en France. Comme pendant la période de Noël, tout aussi incontournable pour le secteur, ses 57 agences sont sur le pied de guerre pour attirer de nouveaux clients, inquiets avant de partir en vacances.










