Des fouilles archéologiques égyptiennes ont permis la découverte d’une série de tombes vieilles de près de 2000 ans. Elles indiqueraient l’emplacement de Leukaspis, un port méditerranéen qui a prospéré entre les périodes hellénistique et byzantine. Les découvertes archéologiques de premier plan comme ces tombes de 2 000 ans sont fréquemment mises en avant pour valoriser le patrimoine culturel de l’Égypte. Photo Ministery of Tourism and Antiquities/AP/Sipa Par Télérama, avec AFP Publié le 06 juillet 2026 à 10h48 Des archéologues égyptiens ont découvert une série de tombes vieilles de près de 2 000 ans sur la côte méditerranéenne ainsi que les vestiges d’une ville de l’époque byzantine dans le désert occidental, a annoncé le ministère du Tourisme et des Antiquités. À Marina El-Alamein, à environ 100 kilomètres à l’ouest d’Alexandrie, des fouilles récentes ont mis au jour dix-huit tombes gréco-romaines, indique le communiqué publié par le ministère samedi. Plusieurs chambres funéraires ont été découvertes avec leurs dalles de pierre de fermeture encore en place, tandis qu’un sarcophage en granit d’environ 2,5 mètres a été trouvé avec son couvercle intact, ce qui suggère que les sépultures sont restées scellées pendant près de deux millénaires. À l’intérieur des tombes, les archéologues ont trouvé des restes humains et des poteries, des amphores et d’autres objets funéraires. Parmi les découvertes les plus remarquables figurent vingt-quatre objets en or placés dans la bouche de plusieurs individus, une pratique funéraire associée à des croyances concernant l’au-delà. À lire aussi : Près d’Alexandrie, les vestiges remontés d’une cité millénaire engloutie Le site serait celui de l’ancienne ville de Leukaspis, un port méditerranéen qui a prospéré entre les périodes hellénistique et byzantine. Cette dernière découverte porte à 44 le nombre total de tombes connues à Marina El-Alamein depuis l’identification du site en 1986 lors de travaux de construction, a précisé le ministère. Communauté urbaine au cœur du désert Par ailleurs, dans l’oasis de Dakhla, dans le désert occidental égyptien, les archéologues ont mis au jour les vestiges d’un village de l’époque byzantine à Aïn al-Sabil, datant environ du IVe siècle après J.-C., a indiqué le ministère vendredi. Cette ville, construite en briques de terre crue, présente un réseau de rues organisé, des places publiques, des bâtiments résidentiels, une église de type basilique et des ouvrages défensifs, témoignant de l’existence d’une communauté urbaine organisée au cœur du désert. Le site a également livré environ 200 ostraca rédigés en copte et en grec, ainsi que des pièces de monnaie en bronze et en or, dont certaines datent du règne de l’empereur romain Constance II (337 – 361 après. J.-C.). L’Égypte cherche à accroître ses revenus touristiques, et les découvertes archéologiques de premier plan sont fréquemment mises en avant pour valoriser le patrimoine culturel du pays et attirer les visiteurs internationaux. Le tourisme est une source essentielle de devises étrangères, aux côtés des revenus du canal de Suez et des transferts de fonds des Égyptiens travaillant à l’étranger. À lire aussi : Découverte d’une nouvelle tombe royale antique en Égypte, une première depuis Toutankhamon Arts Egypte Archéologie Le magazine en format numérique Lire le magazine Les plus lus Pour soutenir le travail de toute une rédaction, abonnez-vous Pourquoi voyez-vous ce message ? Vous avez choisi de ne pas accepter le dépôt de "cookies" sur votre navigateur, qui permettent notamment d'afficher de la publicité personnalisée. Nous respectons votre choix, et nous y veillerons. Chaque jour, la rédaction et l'ensemble des métiers de Télérama se mobilisent pour vous proposer sur notre site une offre critique complète, un suivi de l'actualité culturelle, des enquêtes, des entretiens, des reportages, des vidéos, des services, des évènements... Qualité, fiabilité et indépendance en sont les maîtres mots. Pour ce faire, le soutien et la fidélité de nos abonnés est essentiel. Nous vous invitons à rejoindre à votre tour cette communauté en vous abonnant à Télérama. Merci, et à bientôt. S’abonner
Et si on avait trouvé l’emplacement exact d’une cité byzantine perdue ?
Des fouilles archéologiques égyptiennes ont permis la découverte d’une série de tombes vieilles de près de 2000 ans. Elles indiqueraient l’emplacement de Leukaspis, un port méditerranéen qui a prospéré entre les périodes hellénistique et byzantine.










