Les membres du collège de l’accusation, dirigé par la députée Gerville Luistro (2ᵉ à partir de la gauche, en haut), observent les juges sénatoriaux délibérer sur le déroulement du procès en destitution de Sara Duterte, au Sénat philippin, à Pasay City, le 6 juillet 2026. ROLEX DELA PENA / AFP
Le procès en destitution de la vice-présidente, Sara Duterte, s’est ouvert, lundi 6 juillet, devant le Sénat des Philippines, avec à la clé une possible inéligibilité à vie pour cette ancienne alliée du clan Marcos qui entend briguer la présidence en 2028.
Mme Duterte, 48 ans, est accusée de malversations, de corruption et de menaces de mort contre le président Ferdinand Marcos Jr, son colistier lors de l’élection de 2022, et son épouse. En mai, 257 des 318 membres de la Chambre des représentants avaient voté sa mise en accusation devant le Sénat. Une majorité des deux tiers des 24 sénateurs est nécessaire pour la destituer et la rendre inéligible.
Sara Duterte n’est pas apparue à l’audience, qui pourrait durer des semaines, voire des mois. « Elle est représentée par ses avocats », a déclaré à la presse l’un d’entre eux, Michael Poa.
Seuls 23 des 24 sénateurs ont prêté serment, en mai, pour le procès. Le 24e, Ronald Dela Rosa, est, en effet, en fuite pour échapper à un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) pour son rôle dans la guerre meurtrière contre la drogue menée par l’ex-président d’extrême droite, Rodrigo Duterte, père de Sara Duterte.












