Les prix du carburant ont certes augmenté, en raison de la guerre au Moyen-Orient, mais les consommateurs ont acheté moins de diesel.

Publié le 06/07/2026 09:11

Temps de lecture : 1min

Les recettes fiscales liées aux carburants ont baissé de 80 millions d'euros de janvier à juin 2026, a annoncé le ministre des Comptes publics, le 6 juillet 2026. (ALEX MARTIN / AFP)

Les recettes fiscales liées aux carburants ont baissé de plus de 80 millions d'euros sur les six premiers mois de 2026 comparées à la même période en 2025, a fait savoir le ministre des Comptes publics David Amiel sur RTL, lundi 6 juillet. Avec la guerre au Moyen-Orient, les prix du carburant se sont envolés à partir du 28 février, ce qui rapporte plus à l'Etat par litre vendu. Mais les consommateurs ont modifié leur comportement et ont acheté moins d'essence et de diesel, ce qui, in fine, a grevé les recettes de l'Etat."Heureusement qu'on n'a pas écouté ceux qui nous disaient 'utilisez cette cagnotte pour financer les aides'" car "il n'y a pas eu de cagnotte."David Amiel, ministre des Comptes publicssur RTLFin mai, le ministre de l'Economie Roland Lescure avait déclaré que la consommation de carburants avait diminué de 14% du 1er au 20 mai par rapport à la même période l'an dernier. Et ce, en raison de la hausse de leurs coûts provoquée par la guerre au Moyen-Orient. "Les Françaises et les Français conduisent un peu moins, ils font du covoiturage, peut-être qu'ils font un peu plus de télétravail", avait-il ajouté. Le gouvernement avait alors annoncé de nouvelles aides ciblées, notamment pour les gros rouleurs et dans le transport routier.Le gazole se vendait 1,72 euro le litre au 27 février dans les stations-service françaises, puis son prix a grimpé après les premières frappes israélo-américaines en Iran. Au pire de la crise, il a atteint presque 2,40 euros le litre, soit une augmentation de près de 40%. L'essence a également vu son prix monter en flèche, dans des proportions moindres. Les prix du pétrole brut sont redescendus après la signature d'un accord entre Washington et Téhéran. Les prix à la pompe ont suivi le mouvement, tout en restant 10% plus élevés qu'avant la guerre.