Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement International International International Sénégal Sénégal Sénégal Alors qu’en mars, une loi a durci les peines encourues pour relations homosexuelles, les Sénégalais LGBT+ vivent dans la peur. Sous le couvert de l’anonymat, plusieurs d’entre eux témoignent d’un quotidien très incertain, marqué par l’angoisse de l’arrestation. Article réservé aux abonnés « Je ne sais pas si vous me trouverez libre. Les gendarmes se rapprochent de moi. On ne peut pas fuir son destin », écrit Latyr (le prénom a été modifié), à la veille de notre entretien prévu à Dakar et dont les détails, comme ceux de nos autres rencontres, seront tus par mesure de sécurité. Les jours précédents, ce trentenaire avait pris l’habitude de confier ses inquiétudes face à la répression inédite menée à l’encontre des personnes LGBT+ au Sénégal. Dès notre première prise de contact sur la messagerie chiffrée Signal, facilitée par un Sénégalais exilé en Europe, Latyr a voulu témoigner de son « calvaire », pour que le monde « sache ». Parler – sous anonymat – était aussi une façon de laisser une trace « au cas où » sa liberté lui serait confisquée. Car depuis le durcissement de la loi contre l’homosexualité voté en mars, les relations entre personnes de même sexe sont passibles de cinq à dix ans de prison au Sénégal, qui les considère comme des « actes contre nature », contre un à cinq ans auparavant. Latyr pense son « tour arrivé » après l’interpellation de l’un de ses amis. Cette fois, il craint que les gendarmes ne remontent jusqu’à lui grâce à des messages à caractère sexuel échangés en 2025. Combien d’amis a-t-il perdus ? Latyr ne tient plus les comptes exacts. Sans doute une « dizaine » depuis février. Certains d’entre eux sont enfermés dans les prisons sénégalaises, d’autres ont fui en Gambie ou au Maroc. Il vous reste 93.57% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
« Si on m’attrape, c’est la fin pour moi » : au Sénégal, l’effroi quotidien des homosexuels sous le coup de la répression
Alors qu’en mars, une loi a durci les peines encourues pour relations homosexuelles, les Sénégalais LGBT+ vivent dans la peur. Sous le couvert de l’anonymat, plusieurs d’entre eux témoignent d’un quotidien très incertain, marqué par l’angoisse de l’arrestation.







