Le mois de juin 2026 a été le plus chaud jamais enregistré en France. En plus des températures élevées, le déficit de pluie laisse une partie du pays en situation de sécheresse préoccupante. Pour faire face aux périodes de manque d’eau, les préfectures peuvent mettre en place des mesures exceptionnelles, temporaires et progressives afin de limiter, voire suspendre, certains usages non prioritaires de l’eau, pour les particuliers comme pour les professionnels. Ces mesures s’organisent selon quatre niveaux de gravité.

Le premier niveau est celui de la vigilance. Il ne s’accompagne pas de restrictions, mais vise à encourager les particuliers et les professionnels à réduire leur consommation d’eau. Vient ensuite le niveau d’alerte. À ce stade, des restrictions sont mises en place pour diminuer les prélèvements en eau. Elles peuvent notamment concerner l’arrosage, le remplissage ou la vidange des piscines, le lavage des véhicules ou encore l’irrigation des cultures.

Carte des zones d'alerte sécheresse VigiEau

Crédit : @Vigieau

Le niveau d’alerte renforcée correspond à un durcissement de ces mesures. Enfin arrive, le niveau "de crise", le plus élevé. Il est déclenché pour préserver les usages prioritaires, comme l’accès à l’eau potable, la santé ou la sécurité civile. Dans ce cas, les préfets peuvent interdire certains prélèvements en eau, en totalité ou en partie, pour l’agriculture, de nombreux usages domestiques et les espaces publics.