VIDÉO – La souris détective est un peu oubliée aujourd’hui, mais c’est elle qui a permis de sauver la branche animation du géant. À l’occasion des 40 ans de Basil de Baker Street, on vous raconte comment elle s’y est prise. Par Jérémie Maire Publié le 05 juillet 2026 à 11h00 Disney doit énormément à une souris… qui n’est pas Mickey. Quand Basil, détective privé (1986) sort au cinéma, il y a pile quarante ans, la firme à grandes oreilles traverse une profonde crise. Depuis la mort de Walt Disney, en 1966, le studio a vu ses animateurs historiques partir à la retraite les uns après les autres et la nouvelle direction restructurer ses activités. Plus d’investissements dans les parcs d’attractions et les films en prises de vues réelles ; moins dans l’animation. Un « Âge sombre » de vingt ans durant lesquels Disney produit des dessins animés nettement moins nombreux, plus consensuels… et moins lucratifs. Jusqu’à Taram et le Chaudron magique en 1985, dont le fiasco au box-office manque d’enterrer à jamais la branche animation. D’autant que, pour la première fois de son histoire, le géant est sérieusement concurrencé sur son propre terrain par un ancien animateur de la maison, Don Bluth. L’adaptation de romans jeunesse qui transpose Sherlock Holmes chez les souris, la production déjà avancée du prochain Disney, offre un répit salutaire au studio d’animation. À lire aussi : Disney+ : notre top 50 des classiques des studios Disney Car Basil, détective privé le sauve, ni plus, ni moins. Ce dessin animé n’invente rien mais le public et la critique, enthousiastes, retrouvent tout ce qui fait d’habitude la force de Disney : une histoire entraînante, quelques chansons entêtantes, un méchant mémorable, une animation solide. Succès modeste mais encourageant, Basil redonne confiance à Disney, qui s’impose alors le rythme d’un film animé tous les deux ans puis chaque année. Et lance un nouvel âge d’or pour le studio, « la Renaissance », qu’entame La Petite Sirène (1989), dont l’énorme carton ouvre la voie à La Belle et la Bête (1991), Aladdin (1993) ou Le Roi Lion (1994), soit dix ans de succès incontestés. Tout ça grâce à une souris détective. À lire aussi : Avec Disney+, Mickey fait sauter son “coffre-fort” Cinéma Studios Disney Le magazine en format numérique Lire le magazine Les plus lus Pour soutenir le travail de toute une rédaction, abonnez-vous Pourquoi voyez-vous ce message ? Vous avez choisi de ne pas accepter le dépôt de "cookies" sur votre navigateur, qui permettent notamment d'afficher de la publicité personnalisée. Nous respectons votre choix, et nous y veillerons. Chaque jour, la rédaction et l'ensemble des métiers de Télérama se mobilisent pour vous proposer sur notre site une offre critique complète, un suivi de l'actualité culturelle, des enquêtes, des entretiens, des reportages, des vidéos, des services, des évènements... Qualité, fiabilité et indépendance en sont les maîtres mots. Pour ce faire, le soutien et la fidélité de nos abonnés est essentiel. Nous vous invitons à rejoindre à votre tour cette communauté en vous abonnant à Télérama. Merci, et à bientôt. S’abonner
Comment “Basil (détective privé)” a sauvé Disney
VIDÉO – La souris détective est un peu oubliée aujourd’hui, mais c’est elle qui a permis de sauver la branche animation du géant. À l’occasion des 40 ans de Basil de Baker Street, on vous raconte comment elle s’y est prise.






