Une attaque massive de drones et missiles ukrainiens a visé pendant la nuit de vendredi à samedi la Russie, en particulier la région de Saint-Pétersbourg, Moscou promettant de riposter à ces frappes intervenant quelques jours après des bombardements meurtriers sur Kiev.Parallèlement, l’armée ukrainienne a démenti l’annonce faite vendredi par Moscou de la prise de la ville ukrainienne de Kostyantynivka, actuellement l’épicentre des combats sur le front.Dans un communiqué, l’armée russe a indiqué avoir abattu pendant la nuit 494 drones et 10 missiles longue-portée « Flamingo » ukrainiens, ainsi que 9 munitions de lance-roquettes multiples HIMARS fournis par Washington à Kiev.Ces bombardements n’ont pas fait de victimes ni de dégâts majeurs, selon les autorités russes.Le ministère russe de la Défense a néanmoins assuré que que cette « tentative [du président ukrainien] V. Zelensky d’endommager des infrastructures civiles » en Russie « ne restera pas sans réponse appropriée ».Ces frappes ayant notamment ciblé la deuxième ville de Russie, d’où est originaire le président russe, Vladimir Poutine, interviennent après une attaque russe contre Kiev qui a fait 30 morts cette semaine.Terminal pétrolierEnviron 70 drones ukrainiens ont été neutralisés au-dessus de Saint-Pétersbourg, a annoncé le gouverneur de la ville, Alexandre Beglov.Selon lui, un drone y a touché la zone d’un terminal pétrolier, causant des problèmes « techniques » ayant été « résolus » et sans faire de victimes.Un drone abattu s’est par ailleurs écrasé sur le site du complexe historique du palais de Peterhof, près de Saint-Pétersbourg, sans faire de dégâts ni de victimes, toujours d’après M. Beglov.Des débris de drone sont également tombés près du port russe de Vysotsk, près de la frontière avec la Finlande, a indiqué Alexandre Drozdenko, le gouverneur de la région de Leningrad.Selon l’armée russe, les frappes ukrainiennes ont visé une douzaine de régions, dont celle de Moscou, tout en provoquant des coupures d’électricité et d’eau dans la région frontalière de Belgorod.De son côté, Volodymyr Zelensky a affirmé que la base navale de Kronstadt à Saint-Pétersbourg avait été touchée lors des frappes.« Les forces de défense de l’Ukraine ont frappé des infrastructures pétrolières portuaires qui génèrent des revenus pour la guerre menée par la Russie, et il y a également eu des frappes réussies sur Kronstadt — une cible militaire importante », a déclaré le dirigeant ukrainien.Ces attaques ont entraîné la fermeture pendant plusieurs heures de trois aéroports du nord-ouest de la Russie (Kaliningrad, Pskov, Saint-Pétersbourg), a indiqué l’agence russe de l’aviation civile.Ces dernières semaines, Kiev a intensifié ces frappes en profondeur en représailles aux bombardements du Kremlin qui endeuillent quasi-quotidiennement son territoire depuis le début de l’offensive russe à grande échelle contre l’Ukraine, en février 2022.Un nouveau bombardement russe a fait au moins 4 morts et 33 blessés vendredi soir dans le centre de Soumy, une ville du nord-est de l’Ukraine, selon le dernier bilan des autorités locales.