Les funérailles nationales du guide suprême Ali Khamenei ont officiellement commencé samedi dans un vaste complexe religieux de Téhéran, où des milliers d'Iraniens ont afflué pour cet événement aux allures de démonstration de force après la guerre contre Israël et les États-Unis. Quatre mois après la mort de l'ayatollah dans des frappes israélo-américaines, son cercueil, sur lequel a été posé son emblématique turban noir, est exposé dans l'enceinte de la Grande Mosalla, un site religieux et politique, dans la capitale iranienne.

Pour la plupart vêtus de noir, des milliers de fidèles y ont afflué samedi dès l'aube, avant même que la télévision d'État n'annonce le début de l'hommage public vers 6h, heure locale. Comme le veut la tradition dans l'islam chiite, beaucoup se frappent la poitrine en signe de deuil. Mais une foule de fidèles appelle également à la "vengeance" devant le cercueil d'Ali Khamenei, exposé pour un adieu public au visage de la République islamique. Dans la foule, nombreux sont ceux à agiter des drapeaux rouges avec l'inscription "Martyr" ou ceux jaunes du Hezbollah libanais, mouvement soutenu par Téhéran. Des chants religieux et patriotiques ajoutent de l'émotion, tandis que des fidèles se recueillent à même le sol. Certains scandent "Mort à l'Amérique, mort à Israël!", un slogan régulièrement entendu dans les rassemblements officiels. Le cercueil d'Ali Khamenei sera exposé jour et nuit jusqu'à lundi dans l'enceinte de la Grande Mosalla, avant une procession dans les rues de la capitale. Puis il fera escale dans plusieurs villes d'Iran et d'Irak, avant l'inhumation jeudi dans la ville sainte de Machhad (nord-est de l'Iran), dont le défunt était originaire.